Les boutiques de la Grand-Rue

à Plaisance du Gers (début XXème)

 

  La Grand-Rue (Rue Adour aujourd'hui) a été tracée et initiée en 1837 sous la Monarchie de Juillet et le mandat du Maire Joseph Lanafoërt. Elle relie la Place Vieille (Mairie) à la Place Nouvelle (Eglise). Ce fut le poumon commercial de la ville jusqu'aux années 1960, avant que les grandes surfaces ne supplantent et ne "vident" tous les centre-villes.

Ci-dessous, quelques clichés du début du XXème siècle qui témoignent de la vitalité du bourg à l'époque.

Rue Adour Plaisance du Gers

 En face et à l'angle de la rue Adour et de la rue Armagnac, on trouvait la pâtisserie Bacqué (devenue plus tard celle de M. Dessaut). On peut noter, sur la photographie ci-contre, que le Central Cinéma n'était pas encore construit. L'enfant tout de noir vêtu, au milieu de la rue, serait M. Jugo.

Le salon de coiffure de M. Pascal Meilhan se trouvait non loin de là ainsi que l'épicerie de Mme Labadie qui sera remplacée un peu plus tard par le cabinet du Dr Petitou sur la droite de la rue.

Un peu plus loin, on trouvait la boucherie de Gabriel Cazenave...

 On reconnaît, ci-contre à gauche, l'Epargne, épicerie et droguerie qui était encore présente au début des années 1980 (chez M. Villanova aujourd'hui). Elle était tenue à l'époque par Jean-Baptiste Duviau et sa femme Marie. M. Duviau était accessoirement artiste peintre à qui l'on doit de nombreux tableaux évoquant Plaisance.

 A côté, se trouvait le receveur buraliste M. Cassagne et un peu plus loin, toujours du même côté, le café Dumestre plus tard Jacouly puis Sorin.

Rue Adour Plaisance du Gers

Rue Adour Grand Plaisance du Gers

Plus loin encore, vers le milieu de la rue, on trouvait les célèbres Galeries Plaisantines de la famille Burgan, cordonniers et marchands de chaussures à leurs débuts.

A côté,  le magasin de fruits des quatre saisons de Marcelin Latu.

En remontant, la marchande de poteries et de vaisselle, Françoise Lagarosse était voisine du tailleur d'habits, M. Anano.

 ...puis l'horlogerie et cycles Couillens ainsi qu' un second coiffeur lui aussi nommé Meilhan, Jean cette fois.

Tout proche, l'atelier du charron et sellier Joseph Lauron et son fils Gaston.

 Puis, la magnifique mercerie "Au Petit Paris" d'Henri "Titi" Bonis, tailleur d'habits à l'origine comme son père François. Le magasin fut plus tard tenu par la famille Beauregard.

Rue Adour Plaisance du Gers Grand Rue

Toujours en avançant en direction de la place de l'église, on trouvait une marchande de drap et couturière, Mme Castay (puis Lafugie) et à droite, la grande quincaillerie Clajac (plus tard  Quéreilhac puis Laferrère). Toujours plus avant, une autre mercerie était tenue par M. Laborde et son gendre M. Castan.

Avant de pénétrer sur la Grand Place, on pouvait s'arrêter chez Jean Daban, le négociant en grain. Un  autre  grainetier lui succèdera, Benjamin Lalanne.


   Enfin, au bout de la rue et à cheval sur la place, se trouvait le fameux café Cahuzac (visible à gauche sur la photo) tenu par Adolphe Cahuzac, le père  et l'hôtel tenu par le fils Raymond.

 Le café était bondé au sortir de la messe dominicale et l'hôtel fut un temps aussi le siège de l'union sportive plaisantine (USP) dont le président était Isidore Burgan.

Rue Adour Plaisance du Gers Grand Rue

En face, quelques années plus tard, s'installe l'hotel Saint-Lannes (visible sur la photo ci-dessus) qui par la suite sera remplacé par la boucherie de M. Puchouau de Tieste.

 Une époque définitivement révolue ... les boutiques étaient nombreuses*, achalandées, les rues  animées, bruyantes où les piétons étaient rois !

 

Grand Rue Adour Plaisance du Gers

Ci-contre, la grille d'entrée de la boucherie de Gabriel Cazenave, en fer forgé, qui permettait une ventilation permanente même quand la boutique était fermée.

On note le remarquable travail et la finesse du ferronnier.

 

Cette grille est toujours visible, au même endroit dans la rue Adour, au n°20.


 

* On comptait ici environs 20 boutiques pour une rue de 140 m de long.